Notre confrère Pierre BALLOUHEY vient de se faire prestement censurer avec un aplomb et une suffisance qui fait peur à voir par "Le mémorial de l'Isère", hebdo pour lequel il travaille avec une rubrique pourtant titrée "carte blanche"...

Tout d'abord, l'objet du délit:

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... Et le texte auquel les lecteurs auront eu droit en lieu et place de ce dessin. Vous êtes priés de vous munir de sacs à vomi avant de le lire, s'il-vous-plaît. Je viens de nettoyer. (cliquez pour agrandir):

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Pour ceux qui n'ont pas de bons yeux:

"Dommage!

Le dessin de cette semaine qui représentait un CRS patibulaire frappant de sa matraque un jeune garçon tuméfié ne correspondant pas à la réalité, la direction du Mémorial a utilisé son "droit de censure", comme d'autres ont le droit de grève ou le droit de donner des leçons.

Notre enquête auprès des syndicats de salariés grévistes et de lycéens contestataires ainsi que de la presse nationale proche des grévistes laisse entendre qu'un seul lycéen aurait été blessé (une balle en caoutchouc dans un oeil) mais les traumatismes de vingt-deux policiers sont confirmés par tous ce Mercredi matin."

Outre l'insondable sottise et la mauvaise foi qui caractérisent cet argumentaire, il convient toutefois de saluer la franchise sémantique du directeur de la publication. Il y a en effet fort longtemps que le terme de "censure" n'avait été revendiqué noir sur blanc avec une telle absence de complexe par celui qui la pratique...